Formation de Routesetter d’escalade 2022
Formation de Routesetter d’escalade
Déroulement de de la Formation
Lieu du Stage de formation : Salle de Sports SAE ESSTS Delly Brahim Alger
Date de début de la Formation de roussetière : 13 12 2022
Date de fin de Stage : 15 12 2022
Intervenant : instructeur de l’IFSC.
Stagiaires en formation de ’’Routesetter’’
Cette action s’inscrit dans le cadre du programme de formation de l’encadrement technique soutenu financièrement par Solidarité Olympique avec la contribution du Comité Olympique Algérien et de la Fédération International des sports de l’escalade (IFSC) pour permettre à la Fédération Algérienne de Ski et Sports de Montagne de développer et de renforcer les structures basiques d’entraînement et le système sportifs correspondants par la mise en place d’un plan de formation de l’encadrement technique fédéral à moyen et long terme conforme aux exigences de la Fédérations Internationale d’escalade.
Liste des participants
Réf |
Nom et prénom |
Sexe |
Date de naissance |
Qualification |
association sportive |
01 |
Sadie Maklouf |
M |
19/10/1990 |
Directeur technique national |
FASSM |
02 |
SADI Kamal |
M |
09/07/1988 |
Directeur des équipes nationales |
FASSM |
03 |
AYACHE Amine |
M |
07/09/1995 |
Entraîneur d'escalade |
FASSM |
04 |
SERRADJ Zinédine |
M |
04/11/1990 |
Membre exécutif du club |
CSA T.A Boufarik |
05 |
CHERARAK Adel |
M |
1991 |
Membre exécutif du club |
NRTB Bechloul |
06 |
Zidane Ouail |
M |
17/04/1996 |
Membre exécutif du club |
CSA S.E Lakhdaria |
07 |
Nacer Riyad |
M |
09/06/2003 |
Athlète sénior |
CSA CSG Alger |
08 |
MEGUANI Yasmine |
F |
15/02/1994 |
Membre exécutif du club |
Mont Riant Alger |
09 |
BOUAOUINA NASSIM |
M |
|
Membre de l'exécutif fédéral |
FASSM |
Le programme de la première phase de la formation d'ouvreur de voie ''Routesetter'' de compétition qui s’est déroulé du 13 au 15 Décembre 2022, encadré par un instructeur de la Fédération Internationale des Sports d’escalade (IFSC) pour aborder les thématiques liés à la formation d’ouvreur de voie d’escalade (Routesetter) à l’ouverture d’itinéraires en salle d’escalade.
Certaines cours se sont déroulés dans la salle de cours pour discuter des bases de la sécurité du routage.
La formation de roussetière exige certes, un bon niveau de pratique d’escalade, car l’ouvreur est avant tout un grimpeur, mais les qualités premières restent la créativité.et la capacité de proposer des palettes de voies différentes et cohérentes aux utilisateurs de la SAE.
Cours de routesetting
(Paramétrage d’itinéraire)
En résumé, l’ouvreur et celui qui imagine et crée un ensemble cohérent de voies d’escalade pour la compétition et aussi d’équipé un mur d’escalade en prises variées et adaptées pour les pratiquants n’ayant aucune base au préalable ainsi que pour pratiquants réguliers, tout en gérant sa sécurité personnelle ainsi que celle des encadrants de la SAE.
La formation de Routesetter ne se limite pas à l’escalade sur structure artificielle mais elle s’étendra dans l’avenir à l’ouverture de voie d’escalade sportives “sur rocher” afin, d’optimiser l’apprentissage des différentes techniques d’escalade.
Etat des lieux par :
Maxime AMRHEIN Instructeur de la Fédération Internationale des Sports d’Escalade
(IFSC)
1er Jour.
A mon arrivée dans le gymnase, j’ai fait le tour des infrastructures. J’ai constaté que la salle ne dispose de salle de bloc ici seulement un mur de 14 couloirs de voies. On ne retrouve également ni poutre de suspension, ni pan gullich, ni aucun autre outil d’entrainement.
Le second constat est qu’on a sur les murs l’intégralité des prises disponibles.
Je dois donc modifier mon planning et prendre en compte le travail chronophage du démontage.
En prêtant un peu plus attention à ce qu’il y a dans les voies je suis surpris de l’état des prises disponibles.
Beaucoup de premières générations, dont le grain patiné, et la couleur terne peut parfois prêter à confusion lorsque les voies sont au mur.
En discutant avec des représentants de la fédération algérienne et fort de mon constat, aucun volume, macro, petites prises (qui peuvent servir uniquement de pieds par exemple). Il est donc très challengeant et difficile pour les équipes locales d’ouvrir pour des compétitions.
A titre de comparaison voici la différence entre ce qu’on retrouve actuellement sur les étapes de coupe du monde par rapport à l’équipement en Algérie.
En ce qui concerne les outils à proprement parlé, pas d’échelle, peu de cordes statiques, ainsi que de matériels de remonté. J’avais anticipé la chose en emportant du matériel pour pouvoir le prêter aux stagiaires.
Pour débuter la formation nous passons la première heure en salle pour faire un tour de table avec l’ensemble des ouvreurs en formation.
Le but étant dans un premier temps de partager l’expérience d’escalade de chacun ainsi que les connaissances de l’ouverture et ce qu’ils attendent de leur stage.
Dans un deuxième temps, plusieurs points sont abordés :
- le rôle d’un ouvreur
- la différence entre ouverture de compétition et ouverture de club/salles privées (les différentes catégories, le type d’ouverture, la taille des grimpeurs).
- la sécurité (EPI), nœuds, communication, méthodes de travail, organisation…
A ma demande aux stagiaires s’ils ont du matériel de protection (lunettes, casques, gants), collectivement on me répond non. Ici les EPI sont très chères, car peu de revendeur et d’importation. Il faudra donc redoubler de vigilance lors de l’équipement.
La théorie étant terminée place à la pratique.
Nous avons vu ici un rappel des techniques de corde (pose de cordes fixes, remonté sur corde, organisation du matériel pour le strippage des murs et pour l’ouverture ainsi que le travail en sécurité…).
Ensuite place au démontage de l’ensemble de la salle afin de quantifier les prises, volumes, visseries et pouvoir commencer à donner des objectifs aux stagiaires.
À la vue du matériel à notre disposition (clés, baudriers, harnais, cordes) et de l’expérience de tous, je prends la décision de faire travailler les participants par binôme.
Chaque groupe reçoit donc une contrainte dans son ouverture : voie difficile en dalle, très facile en dévers, avoir un croisé, un jeté…
L’idée est qu’il puisse échanger entre eux sur les méthodes de travail, veiller à la sécurité de l’autre, partager les idées de voies et apprendre l’ouverture en équipe.
Des premiers passages sont réalisés et je propose donc à chacun d’essayer les problèmes des autres binômes afin qu’il puisse en donner leurs avis et qu’on puisse ensemble proposer des axes d’améliorations.
Lors de notre deuxième journée beaucoup de calage est à effectuer, afin de répondre aux objectifs.
On se retrouve avec beaucoup de voies linéaires dont les prises de mains et de pieds sont horizontales avec un manque de gestuel, d’originalité, de crux.
Les stagiaires ont donc pour mission de rendre les voies plus intéressantes avec plus de mouvements pour avoir une sensation de grimper un mur supérieur à 9M (hauteur de mur ici à Alger).
Mur principal d’Algérie
En début d’après-midi nous faisons un point sur l’organisation des ouvreurs et le rôle du chef ouvreur, lors d’une compétition.
Je sollicite les stagiaires pour m’ouvrir des voies, types compétitions avec une difficulté progressive, en respectant des thèmes. (Voie de qualifications enfants de petite taille, finale femme en devers…)
la matinée du dernier jour:
je demande aux stagiaires de finir les voies de la veille, mais pas celle qu’ils ont commencé mais celle ouverte par leur collègue. Ici l’objectif est de simuler un ouvreur malade qui doit s’absenter une journée mais dont l’organisation (chef ouvreur, organisation de la compétition) n’a pas le temps d’attendre son retour pour finir la voie.
Une analyse du traçage de la voie doit donc être fait par les ouvreurs, avec l’idée générale, la gestuelle imposée ainsi que la cotation et donc finir de façon homogène le problème.
l’après-midi deux ateliers sont mises en place :
D’une part créer au bas du mur des mouvements particuliers (talon, contre-pointe, croisé, changement de pieds) et faire deviner aux autres stagiaires la contrainte imposée.
D’autre part, je demande à un binôme de faire le marquage d’un bloc au mur et sans photo, et de faire participer les stagiaires au remontage de celui-ci.
Nous finissons la journée avec un rappel sur l’assurage en tête, ainsi que les normes (NF, UIAA), ainsi que la durée de vie du matériel d’escalade.
Conclusion :
La limite des infrastructures, du matériel, des prises et des EPI fut un grand challenge aussi bien pour moi en tant que formateur, que pour les stagiaires présents qui n’ont jamais perdu leur volonté d’apprendre. Il est indéniable qu’un gros investissement est nécessaire pour que la fédération ait un outil de travail adéquat à la préparation des athlètes si ces derniers souhaitent avoir des objectifs internationaux.
Maxime AMRHEIN
Prérequis
Exigences préalables à l'entrée en formation pour devenir ouvreur, cette formation s’adresse aux pratiquants réguliers qui disposent d’une expérience suffisante et un très bon niveau technique de base en compétition d’escalade sur site artificiel ou en montagne sur site naturel pour y accéder à la formation d’ouvreur fédéral.
Pour rappel, les règlements relatifs aux Brevets Fédéraux imposent dorénavant comme prérequis à l’entrée en formation pour nous permettre de formaliser la demande de validation de stage et d’équivalence auprès des services formation du MJS, la fourniture par les stagiaires d’un dossier conforme aux exigences de la formation fédéral, datant de moins de 1 mois avant le stage est obligatoire.
Milieu Naturel
Sur falaise pour équiper une voie en milieu nature, l’imagination de l’ouvreur est moins restrictive, l’ouvreur peut se servir de prises naturelles avec plus de liberté qu’une voie sur structure artificielle avec des prises prédéfinies. Les SAE sont soumises à des normes précises dont les détails se trouvent dans les guides de sécurité de la Structure.
En milieu naturel, l’ouvreur doit se familiariser avec un l’environnement du site naturel et un ensemble d’application technique conditionné par la configuration de la falaise et aussi en veillant au respect environnemental du site d’escalade ce qui nécessite un requis en compétition d’escalade du 7a, et à un ouvreur national du 8a+ pour les brevets et les formations de longue durée.
Développement de l'escalade en Algérie.
On ne peut évoquer le développement de l'escalade sans mentionner le mouvement qui structure son histoire en Algérie.
Sans remonter jusqu'à des fondements anthropologiques de son histoire, en Algérie l'escalade s'est pratiquée depuis le début des années 1970 selon deux modalités : comme entraînement et comme pratique autonome sur site naturel.
Ce mouvement s'est considérablement accéléré à la fin des années 1975, ce développement, semble s’arrêter subitement de mobilité dans les années 1980, pour finalement disparaitre du paysage des sports de montagne en 1992 pour des raisons de sécurisation des sites de pratique en Algérie
Avec la naissance de la pratique de l’escalade artificielle à la fin des années 2010, l’escalade est devenue une activité compétitive de plus en plus codifiée et organisée dans laquelle la fédération joue un rôle novateur sur le plan national.
Rappelons pour mémoire les activités croissantes de formation d’un encadrement de l’escalade dans les années 2010 qui s’est traduit par une prolifération de l’artificialisation de la pratique en 2010 avec la réalisation des première SAE à la protection civil de Bouira et à l’ENS STS Alger.
Actuellement on ne compte pas moins d’une dizaine de structure réalisées et en cours de réalisation à travers le pays.
Pour notre part, nous serons plus nuancés en constatant que les formes de pratiques de l’escalade, dans lesquelles s’adonnent les pratiquants sont variés, et d'aucune façon elles ne sont figées.
La pratique de l’escalade de loisirs ne doit pas être sous tutelle d’une quelconque institution sportive, la richesse de la pratique de l’escalade libre en montagne se révèle lorsqu’elle est pratiquée librement.
Néanmoins la fédération se distinguent par sa présence plus ou moins marquée et ce, de façon permanente dans des activités sportive de montagne allant de la formation à la compétition sportive.
Les clubs ne sont pas actuellement en mesure de construire de façon autonome leur propre projet associatif par manque de moyens financier et d’un encadrement qualifié. Il est donc légitime et nécessaire que la fédération développe une intervention en direction des clubs, elle s'efforce ainsi de mieux encadrer et promouvoir le développement des clubs et leur apporter un appui en matière de formation de cadres techniques.
(La suite de la publication dès que possible )
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